Les artisans peuvent-ils créer des emplois ?
Traduit de l’anglais.
À sa création en 2009, la coopérative Chorouk comptait 26 membres. Au fil du temps, faute de ventes, le nombre de ses membres a peu à peu diminué. Lorsque la coopérative Chorouk a rejoint Anou fin 2012, elle ne comptait plus que sept membres.
Hier, la coopérative Chorouk a annoncé avec enthousiasme sur le compte Instagram d’Anou (lisez notre article consacré au compte Instagram d’Anou sur notre blog) que, pour la première fois en cinq ans d’existence, elle accueillait de nouvelles femmes en son sein – douze, pour être exact ! Rabha Akkaoui, la présidente de la coopérative, a expliqué que la coopérative avait décidé d’intégrer davantage de membres actifs pour faire face à la hausse de ses ventes et de ses revenus grâce à Anou.

Ce genre d’histoire devient de plus en plus courant au sein de la communauté Anou. En devenant artisane référente d’Anou, Rabha a parcouru le Maroc pour former des coopératives et apprendre à leur contact, puis a mis à profit ce qu’elle avait appris au sein de sa propre coopérative. Résultat : toute la coopérative a progressé en photographie, en fixation des prix, en développement de produits et même dans la répartition des tâches. La coopérative s’est servie de ces compétences pour augmenter ses ventes par elle-même, plutôt que d’attendre que quelqu’un d’autre le fasse à sa place, et elle crée désormais des emplois dans un petit village.
Le potentiel de création d’emplois au sein de la communauté Anou dans son ensemble est immense. Nous avons récemment achevé le premier recensement d’Anou, que nous avons conçu de façon à distinguer les membres actifs (ceux qui travaillent activement avec le groupe au moins trois fois par semaine) et les membres inactifs (ceux qui ont fait partie de la coopérative mais n’ont plus de travail faute de ventes). La communauté Anou compte actuellement 391 artisans actifs, mais si l’on inclut les membres inactifs, ce chiffre grimpe à 883 artisans. En bref, si la communauté Anou augmente ses ventes, sa taille et le nombre d’emplois pourraient pratiquement doubler du jour au lendemain.
Même si elle reste anecdotique, cette histoire montre la formidable force d’un écosystème porté par les artisans eux-mêmes. Lorsque les compétences sont développées et conservées au sein de la communauté artisanale, les ventes et les emplois suivent. Et avec le temps, ce genre d’histoire ne sera plus anecdotique.
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